Michèle nous parle

Et si je me suis trompée de voie professionnelle?

février 12, 2018
Et si je me suis trompée de voie professionnelle?

Très tôt on nous demande de choisir notre voie professionnelle alors que souvent, nous n’en avons aucune idée ou juste une vague idée.

Choisir sa voie professionnelle n’est pas tout simple et selon moi, cela dépend de plusieurs facteurs :

 1 .- Avons-nous été écoutés et encouragés par nos parents ou par nos professeurs dans la voie que nous désirions suivre?

2.- Avons-nous écouté notre cœur, nos envies ou avons-nous choisi un métier car « c’est une profession qui rapporte financièrement, c’est une profession dans laquelle nous trouverons facilement une place, c’est une profession que nous avons choisie car finalement il a bien fallu faire un choix et obtenir un diplôme dans un domaine ».

3.- Nous sommes-nous donnés les moyens pour y arriver?

Si tout comme moi, vous avez fait fausse route dès la sortie de l’école, la bonne nouvelle est que c’est réversible et que vous n’aurez pas à subir votre travail toute votre vie. Vous avez la capacité de modifier votre situation professionnelle actuelle inconfortable. Je pense que c’est non seulement une capacité, mais un devoir, par respect envers vous-même. Vous avez le droit d’aller travailler avec le sourire, envie et passion.


Mon histoire

Après l’école, j’ai été au gymnase car je ne savais pas quoi faire, cela me donnerait 3 ans supplémentaires pour trouver une idée. Au fil de ces 3 ans, l’idée de m’inscrire dans une école d’art a pris le dessus. N’ayant pas été écoutée dans mon désir, je me suis retrouvée à l’école hôtelière de Lausanne (rien à voir je sais !) durant une année, j’ai détesté.

Ensuite, j’ai enchaîné avec un apprentissage d’employée de commerce (alors que je m’étais jurée de ne jamais faire ça) car on m’avait dit que cette profession ouvrait un large choix de voies. Eh bien c’était faux ! Je me suis retrouvée coincée dans le même domaine (juridique), que je n’aimais pas et dont je n’arrivais pas à me défaire malgré mes multiples tentatives de changements de place de travail.

Afin d’agrémenter mon emprisonnement professionnel, j’ai décidé de m’offrir une formation dans un domaine artistique. Ce domaine que j’avais enfoui au fond de moi par dépit mais qui était toujours bien présent. Je me suis inscrite dans une école de maquillage et j’en ai ensuite fait mon 2ème métier, à temps partiel, tout en continuant le travail qui me rendait triste au fil des années.


Pour Terminer

Il y a deux ans seulement (ou deux ans déjà !), j’ai décidé que j’avais moi aussi le droit d’être heureuse d’aller travailler. J’ai alors quitté mon emploi stable et bien payé pour aller sur le chemin du bonheur, de mon bonheur. Celui d’être maquilleuse dans mon studio de maquillage. Je n’avais aucune idée de ce que cette décision allait m’apporter financièrement. Je faisais un immense saut vers l’inconnu, mais je savais qu’elle m’apporterait le retour de mon sourire et mon bien-être. Encore aujourd’hui, je trouve que c’est la plus belle décision que j’ai pu prendre de toute ma vie. Celle de m’offrir ma liberté, mon rêve.

Je n’ai pas de super-pouvoirs, j’ai juste pris une décision et je me suis donnée les moyens d’y arriver. Si vous êtes dans une situation professionnelle inconfortable, je vous promets que vous pouvez la changer. Mais pour cela il faut vraiment, vraiment, vraiment le vouloir… et s’en donner les moyens.

Si vous désirez me faire part de votre situation ou si vous avez besoin de conseils, je vous réponds avec plaisir par e-mail :

info@vivre-ma-vie-en-couleurs.ch


 

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4 Comments

  • Reply linemourey février 12, 2018 at 5:01

    Exactement ce par quoi Monsieur passe en ce moment… des doutes, des questionnements, une remise en question et une prise de risque ! C’est très courageux !
    https://la-parenthese-psy.com/

    • Reply Michèle février 12, 2018 at 5:46

      Lorsqu’on décide d’écouter son coeur et d’aller dans la voie qui nous épanouira, il y a de toute façon une prise de risque. Le plus difficile est de sauter, mais une fois le saut fait, c’est que du bonheur. Bien sûr que ce n’est pas toujours simple, mais ce sont des obstacles qui nous permettent d’évoluer et de se rapprocher encore plus vers ce qui nous fait vibrer.

  • Reply Nati février 12, 2018 at 10:45

    Je trouve qu’en Suisse on se presse trop de devoir sortir au monde du travail. Déjà à l’âge de 11 ans on doit prendre des décisions du type “je vais faire des études supérieurs ou pas”… chose que pas tout le monde est en mesure de décider. Oui, certainement il y a beaucoup de gens qui savent déjà ce qu’ils voudraient devenir, mais je ne crois pas que ce soit comme ça pour tous.
    J’ai grandi dans un autre pays, ou tout est différent. Très différent. Là bas, le taux de chômage est haut, l’économie très instable, les travailleurs très vulnérables (travail en noir, sans respecter les droits etc.) Tout ce qui fait que PERSONNE n’a le futur assuré. Donc peu importe ce que tu étudies, tu peux finir par ne pas trouver du tout du travail et devoir aller laver les vitres des voitures au feu rouge. Ce qui fait que les personnes qui ont la chance d’étudier fassent EXACTEMENT ce que leur cœur désire. La pauvreté et la incertitude nous libèrent de la pression de la réussite. Car la réussite est quasiment une chimère. Il y a des architectes qui conduisent des taxis, des juristes qui servent des cafés au bar, des médecins qui n’arrivent pas à payer le loyer, et des ignorants parvenus qui sont ministres de quelque chose au gouvernement. Dans un tel univers, étudier ce qu’on aime est le seul brin de liberté qui nous soit permis.

    • Reply Michèle février 13, 2018 at 6:20

      Bonjour Nati,
      Effectivement, très tôt nous devons déjà avoir une idée de notre futur professionnel et ce n’est pas évident pour tous les enfants de 12-14ans. Pour ce qui sont des études, je pense que du moment nous faisons ce que nous avons envie (longues études, apprentissage, ou rien) et que nous nous plaisons dans notre travail, que ce soit en tant que cadre, vendeuse, concierge, nettoyeur de voiture, alors le reste n’est pas si important. Bien sûr l’argent joue un rôle important, mais le bien-être sur un lieu de travail l’est tellement aussi. Il y a des ramasseurs de poubelles épanouis dans leur travail et je trouve ça juste génial. D’un pays à l’autre on retrouve effectivement de grandes différences, merci beaucoup pour ce partage.

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